Benoit Tréluyer : « Déterminés à remonter la pente ! »

258381_731128510312424_5377008802441636879_oBenoît Tréluyer et ses coéquipiers chez Audi Sport, Marcel Fässler et André Lotterer, ont tiré la quintessence de leur R18 e-tron quattro pour signer une solide quatrième place lors des 6 Heures de Bahreïn, septième rendez-vous du Championnat du Monde d’Endurance FIA (13-15 novembre). Au Moyen-Orient, le trio vainqueur du Mans cette saison n’a pas prêché dans le désert, et maintient ainsi l’écurie allemande dans la course au titre « Constructeurs ».

Pour la célèbre firme d’Ingolstadt, tout se jouera donc à Sao Paulo le 30 novembre. La quatrième place acquise de haute lutte à Sakhir par l’équipage sacré dans la Sarthe permet à Audi de conserver l’espoir de coiffer une troisième couronne mondiale de rang. Certes, la tâche se révélera ardue sur le tracé d’Interlagos, mais la marque aux anneaux n’est-elle pas rompue à ce type d’exercice ?

« C’est lorsqu’une écurie n’évolue pas aux avant-postes que l’on mesure sa vraie force, souligne Benoît Tréluyer au pied du podium sur le circuit international de Bahreïn. Tout le monde travaille d’arrache-pied, l’ambiance reste formidable : il est tout bonnement impensable de baisser les bras ! À Sakhir, nous pensions nous montrer plus compétitifs, les fortes températures nous permettant de mieux exploiter les pneus. Hélas, nous avons dû composer avec un autre souci. Nous étions pourtant rapides lors des premiers tours, mais si nous avions ensuite le malheur de récupérer des débris de gomme hors trajectoire en doublant une GT ou une LPM2, les performances chutaient. Perte de vitesse en virage et augmentation de la consommation en carburant, impossible d’attaquer dans ces conditions. »

Heureusement, sur le muret des stands, les ingénieurs de piste Leena Gade et Justin Taylor ont gratifié l’Audi n°2 d’une de ces stratégies dont ils ont le secret.

« Nous avons profité d’un drapeau jaune déployé sur l’intégralité du circuit pour changer de pneus, explique le Français. Dès lors, nous savions qu’il nous fallait ménager un peu la consommation de carburant pour éviter un passage éclair par les stands en fin de course. Le pari était osé ! En prenant la piste à bord de la R18, j’ai ainsi dû économiser beaucoup d’essence lors de mon tour de sortie. Par conséquent, je n’ai pas pu chauffer suffisamment les pneus. J’ai en outre ramassé pas mal de gomme, et vécu au final un premier relais particulièrement délicat. Nous n’avons pas commis la même erreur au cours de mon second passage au volant. Cette fois, j’ai attaqué d’emblée et signé de bons chronos durant les dix premières boucles. Malheureusement, j’ai dû lever le pied à cause de la présence d’huile sur la piste avant de souffrir à nouveau en raison des dépôts de gommes sur le tracé. »

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Une nouvelle prestation hors norme des mécaniciens travaillant sur la n°2 a permis à l’équipage champion du monde en 2012 d’effacer une partie du temps perdu en piste lors des arrêts aux stands. Rapidité, sûreté, précision, les mécaniciens Audi sont encore une fois sortis du lot.

« Nous sommes tellement fiers d’eux, souffle Benoît. Ils ne renoncent jamais, ce qui nous encourage à garder la niaque ! En fait, c’est l’ensemble de l’équipe Audi Sport qui reste déterminé à remonter la pente. Certes, nous accusons le coup, mais l’on se crache dans les mains pour revenir au sommet. D’ailleurs, nous jouons toujours le titre « Constructeurs » et devons défendre notre deuxième place au classement « Pilotes ».

« Nous savons que le Brésil risque de représenter une nouvelle épreuve difficile, mais n’oublions pas que nous réussissons souvent à tirer notre épingle du jeu. Sur le papier, en se fiant aux simulations, nous ne sommes pas en mesure de faire mieux que cinquièmes actuellement. Alors oui, nous avons bénéficié des déboires de nos adversaires à Bahreïn, mais encore faut-il être présents pour en profiter. Même si nous sommes moins rapides pour le moment, nous conservons une belle fiabilité et la capacité d’optimiser la voiture et ses réglages pour aller chercher les derniers dixièmes. »

10710312_714283711989607_6113970792045738425_oÀ priori, le tracé d’Interlagos – ses deux fortes accélérations en sortie de virages peu rapides et sa paire de belles lignes droites – n’incarne pas le théâtre rêvé pour qu’Audi Sport puisse endosser les premiers rôles au cours du dernier acte de l’exercice 2014. C’est toutefois mal connaître le Docteur Ullrich et ses hommes, qui n’abandonneront pas leurs espoirs au championnat.

« Nous allons jouer notre carte jusqu’au dernier virage du dernier tour », confie Tréluyer au moment de quitter le Moyen-Orient. Regard ostensiblement tourné vers le tracé carioca, le natif d’Alençon entend  bien (re)devenir le roi du pétrole !

La huitième et dernière épreuve du WEC, les 6 Heures de Sao Paulo, aura lieu du 28 au 30 novembre sur le circuit qui accueille traditionnellement la Formule Un. Un événement de nouveau diffusé sur le site officiel du Championnat du Monde d’Endurance FIA, ainsi que sur la chaîne Motors TV.

Communiqué de presse Benoit Tréluyer

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