Au lendemain de la conférence de presse du FIA WEC et des 24 Heures du Mans 2018 qui s’est tenue à Paris, voici quelques détails à connaitre.

  • Les LMP1   non-hybrides, afin   de   pouvoir   atteindre   plus   facilement   ces   niveaux de performances, bénéficient d’une règlementation aérodynamique moins restrictive que les hybrides (appuis supplémentaires, aileron arrière plus large, diffuseur plus grand, lame avant plus efficace). Le châssis étant le même qu’en LM P2, il est possible d’utiliser un châssis LM P2 comme base, à condition de lui apporter les modifications le mettant en conformité LM P1 (aérodynamique, longueur, etc…).
  • Aucun dossier n’a été déposé pour les 24 Heures du Mans 2018. Il n’y a donc pas de 56e stand pour cette édition et cette place a été attribuée à un autre concurrent.
  • La direction de l’épreuve sera assurée par Eduardo Freitas, directeur d’épreuve lors de toutes les courses du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (FIA WEC). Il officie à ce poste depuis 2012 et la création du FIA WEC.

Il sera assisté de Patrick Morisseau, qui occupera la fonction de directeur de course depuis 2015.

Quelques points de la règlementation en vigueur :

  • Les arrêts au stand
    A partir de 2018, les équipes pourront travailler sur les voitures et changer les pneus en même temps que le ravitaillement en essence.

Ce changement intervient pour redynamiser les ravitaillements et les arrêts au stand pour donner toujours plus de spectacle aux fans. Les temps des arrêts aux stands seront donc différents, ce qui impactera la stratégie de course.

  • Attribution des points
    Pour garder le suspens de l’attribution des titres au Championnat du Monde d’Endurance de la FIA, le barème des points attribués à l’issue des 24 Heures du Mans a été revu.

Ainsi au lieu de compter double, une victoire aux 24 Heures du Mans rapportera désormais 50% de points supplémentaires par rapport au barème des épreuves de 6 heures.

  • Phares
    Les GT n’auront plus de filtre jaune sur leurs phares qui produiront donc une lumière blanche comme les catégories LMP1 et LMP2, garantissant une meilleure visibilité.
  • Procédure de sélection pour les 24 Heures du Mans 2019
    Au cours de la conférence de presse du 9 février ont également été révélées les 36 engagés à la Super saison 2018-19 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. Ces concurrents disputeront donc deux fois le Mans, en 2018 et en 2019 pour la grande finale du FIA WEC.
  • Introduction d’un permis à points
    Chaque pilote dispose d’un capital de 12 points.
    Accessoirement à toute pénalité prononcée à l’encontre d’un concurrent, sanctionnant le comportement d’un pilote, les commissaires sportifs peuvent ordonner un retrait de points, dans la limite de 6 points par épreuve.
    Dès que son capital de 12 points est épuisé, le pilote concerné sera suspendu de plein droit pour l’Epreuve suivante du Championnat, et retrouvera son capital de points à l’issue de la période de suspension.

En plus de ces 36 concurrents, le plateau de l’édition 2019 de l’épreuve sarthoise sera complété par les invitations offertes aux vainqueurs de 2018 (LM P1 – LM P2 – LM GTE Pro et Am) et les invitations faisant suite aux résultats 2018 de l’European Le Mans Series (4 invitations), de la Michelin GT3 Le Mans Cup (1 invitation), aux résultats 2018-19 de l’Asian Le Mans Séries (4 invitations) et aux deux invitations accordées aux concurrents du Weathertech United Sports Car Championship. Les équipes sélectionnées qui complèteront le plateau seront ensuite connues en février 2019 après avoir déposé leur candidature comme de coutume.

Travaux :

Comme avant chaque édition des 24 Heures du Mans, des améliorations importantes sont apportées au circuit, tant en matière d’aménagements qu’en terme de sécurité. En vue de la 86e édition des 24 Heures du Mans, les principaux travaux se font sur la sécurisation des virages Porsche. 

Améliorations du circuit – Longueur 13,626 km

  • Septembre – décembre 2017 : Sécurisation des virages Porsche – Plus particulièrement, la dernière courbe avant le virage du Karting.
  • Phase 1 : Déboisement, débroussaillage et démontage des glissières et du grillage pour créer une zone de dégagement.
  • Phase 2 : Installation de 370 mètres de grillage homologué aux normes de la FIA, de 350 mètres de glissières de sécurité, puis enrobé (590 tonnes).

Ces travaux ont permis de redéfinir de façon précise la position des bandes de rives et modifient de façon très légère la longueur totale du circuit des 24 Heures du Mans. Elle est dorénavant de 13 626 mètres (moins 3 mètres).

  • Phase 3 : au printemps : pose d’un enduit à forte adhérence, déplacement des barrières TecPro, puis travaux de finition (signalisation, voie de sécurité).
  • Janvier – mars 2018 : Première phase des travaux d’assainissement du circuit afin d’améliorer la gestion des eaux pluviales dans l’enceinte du circuit. Ces travaux n’ont aucune incidence sur la piste ou le tracé.